Effets de l'alcool ou simplement incompétent? : Evariste Ndayishimiye multiplie ses propos épouvantablement légers et incohérents

Pour illustration, Evariste Ndayishimiye prend l'exemple d'un avocat (fruit d'avocatier) vendu à 100 Fbu au fin fond de la commune Nyabihanga (Mwaro) alors qu'il s'acquiert à 5 dollars (environ 5000 Fbu) dans une ville étasunienne (USA).Evariste Ndayishimiye se perd aussi en conjectures, souvent avec des blagues de comptoirs, en se moquant notamment d'autres goinfres qui, à table, se servent une pâte comparable au mont Kilimandjaro (réputée la plus haute montagne d'Afrique).

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2.4.2024
Categorie:
Politique

Ces derniers mois, le Chef de l'Etat burundais Evariste Ndayishimiye, étonne et détonne par ses récurrents propos épouvantablement légers, incohérents mais bassement tournés vers la bouffe, la nourriture.

En effet, ses sorties médiatiques sont souvent teintées d'illustrations directes à la nourriture. Ce qui lui donne une image d'un chef d'Etat gourmand,  un prédateur obsédé par le manger, un leader dont l'obésité est alimentée par l'argent du citoyen Lambda qui, chaque matin, se lève malheureusement plus pauvre que la veille.

Pour illustrer cette hérésie, Evariste Ndayishimiye prend l'exemple d'un avocat (fruit d'avocatier) vendu à 100 Fbu au fin fond de la commune Nyabihanga (Mwaro) alors qu'il s'acquiert à 5 dollars (environ 5000 Fbu) dans une ville étasunienne (USA).

Evariste Ndayishimiye se perd aussi en conjectures, souvent avec des blagues de comptoirs, en se moquant notamment d'autres goinfres qui, à table, se servent une pâte comparable  au mont Kilimandjaro (réputée la plus haute montagne d'Afrique).

Dans l'une de ses autres sorties médiatiques, Evariste Ndayishimiye a lié le sous-développement structurel des Burundais au fait qu'ils s'offrent le luxe de manger trois fois par jours. Ils passeraient ainsi le plus clair de la journée à manger au lieu de bosser.

Alors qu'officiellement Evariste Ndayishimiye s'ingénie à planifier pour le développement économique du pays, notamment  à travers le Plan national de développement ou la Vision 2024/60, il affiche une indigence crasse en économie, affirmant tout de go que la monnaie burundaise a plus de valeur que le dollar américain.

Curieusement, le général Evariste Ndayishimiye s'égosille et vante à tue-tête la valeur prétendument sous-estimée de sa monnaie alors que la Banque centrale du Burundi, BRB, qui dépende directement de la présidence, affiche chaque jour la valeur du BIF par rapport aux principales devises étrangères (dollars/euros).

Le BIF se déprécie à vue d'œil, selon la BRB ou les institutions de Breton-Wood (Banque Mondiale/FMI).

A ce sujet, il sied de rappeler, avant de fermer cette parenthèse, que le Burundi est fiché en bas de l'échelle de pauvreté selon la Banque Mondiale. Voici son narratif sur le Burundi au sujet de la pauvreté : « Le Burundi est le pays le plus pauvre au monde, avec 87 % de la population vivant avec moins de 1,9 USD/jour selon la Banque mondiale et un PIB par habitant de 309,1 USD en 2022 selon le FMI ».

Dans ces conditions, le chef de l'Etat burundais laisse pantois plus d'un. Certains estiment et avouent qu'il s'exprime sous l'emprise de l'alcool, son autre point faible, et verse dans des aberrations qui entachent l'institution présidentielle qu'il incarne.

Voici, à titre illustratif, certaines de ses bévues ou erreurs grossières dues à l'ignorance ou à l'inadvertance qui donnent le tournis et qui, selon son entourage, s'expliquent par son excès d'alcool qu'il sent encore en parlant : lors de sa dernière visite à Kinshasa, le président burundais a appelé la jeunesse rwandaise à se libérer de l'emprise du président Paul Kagame à travers une révolution populaire ; à Bujumbura lors d'un discours officiel depuis le stade Intwari, il a juré de rassembler les homosexuels du pays afin de les lapider.

Dans un cas comme dans l'autre, ses services de communications ont tenté de démentir et de re-contextualiser mais le monde entier reste éberlué par de tels propos. Même l'ambassadeur du Burundi en Belgique, Thérence Ntahiraja a essayé de calmer le buzz né de tels propos insensés.

C'est à se demander si le Président burundais écoute ses conseillers ou s'il avance seul la tête dans le guidon.

Ainsi, à la veille des prochains scrutins, chacun se demande si l'actuel président aura le courage de rempiler pour un autre mandat ou si ses pairs vont en tirer les conséquences pour aligner un autre candidat.

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