Evariste Ndayishimiye se croit droit dans ses bottes de président de l'UA, malgré son engagement dans le conflit congolais

Evariste Ndayishimiye a mis tout le paquet sur la crise congolaise. Et pour cause. D'un soldat burundais mort ou vivant, il tire personnellement du bénéfice en espèces sonnantes et trébuchantes. C'est ainsi qu'il a pris l'option de s'y accrocher, y compris avec les dents, le cas échéant.

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8.10.2026
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Politique

Président en exercice de l'Union africaine, le président burundais, Evariste Ndayishimiye est souvent entre deux avions. Tiraillé çà et là pour participer aux événements régionaux estampillés UA.

Son dernière odyssée l'a conduit en Egypte où il a présidé la 8 ème Réunion de coordination mi- annuelle de l'Union africaine, des Communautés économiques régionales et des mécanismes régionaux.

Il prendra part également au Sommet de l'AUDA-NEPAD. C'est la vedette de l'année à l'échelle planétaire.

Mais le président burundais traîne un lourd baudet : il est partie dans la guerre qui oppose le M23 aux FARDC à l'est de la RDC. Sa neutralité est donc entamée en tant que président de l'UA.

Car selon le décompte, au moins 8 bataillons de la Force de défense nationale burundaise, FNDB, ont été déployés en RDC, soit près de 6000 militaires. Ces bataillons sont dispatchés de la manière suivante : 1 à Kalemie, 2 à Mwenga, 5 dans Fizi et Baraka. A ceux-ci s'ajoutent des centaines d'éléments de l'Unité des opérations spécialisées (UOS), une compagnie du G2, des instructeurs des Wazalendo et au moins 2 bataillons d'imbonerakure.

Evariste Ndayishimiye a mis tout le paquet sur la crise congolaise. Et pour cause. D'un soldat burundais mort ou vivant, il tire personnellement du bénéfice en espèces sonnantes et trébuchantes. C'est ainsi qu'il a pris l'option de s'y accrocher, y compris avec les dents, le cas échéant.

Mais comme président de l'UA, il vient de  créer un mauvais précédent au sein de l'UA en prenant l'option de prendre parti dans un conflit en cours en Afrique.

C'est à se demander ce qu'il en sera demain, si des leaders de puissances militaires africaines comme l'Afrique du Sud ou le Nigéria prenaient cette présidence tournante de l'UA tout en  étant militairement engagés dans une guerre interne à un Etat africain. Le cas Ndayishimiye est décidément un cas d'école !

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