
Ce qui s'est joué à Bujumbura le 12 juillet dépasse la simple exagération protocolaire. C'est l'application d'une méthode que j'ai nommée, dans un chapitre de mon ouvrage La Montagne de la Dignité Burundaise, le Mensonge comme stratégie de gouvernance : la fabrication, par des pouvoirs en déficit de légitimité réelle, d'une légitimité empruntée et spectaculaire, destinée non pas à convaincre l'observateur informé, mais à submerger le citoyen ordinaire, privé des moyens de vérifier.