
La logique est simple: si un régime cesse de faire confiance à l'armée réguliere, il lui faut un autre instrument pour mater, imposer la terreur et asseoir sa dictature. Et pour le cas du Burundi, toute manœuvre consistant à constituer discrètement (ou par tricheries) une force armée, mono-ethnique et inféodée au parti en dehors de l'équilibre d'Arusha n'est pas un simple aménagement de l'appareil sécuritaire, c'est un démantèlement potentiel du socle du règlement de paix. D'où la vigilance des observateurs à l'égard de la FRAD.